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Rappel des propositions des candidats à l’élection présidentielle en faveur de la vie associative.
Ségolène Royal (PS) ainsi que le représentant de Nicolas Sarkozy pour l’UMP, Claude Malhuret – sont venus répondre, le 20 janvier dernier, aux questions du mouvement associatif organisé au Palais Brongniart, à Paris, devant près de 1000 participants. Dix propositions ont également été présentées par la CPCA afin d’inscrire les revendications des associations dans la campagne électorale. Voici les réponses des deux candidats encore en lice (ou de leur représentant) : CLAUDE MALHURET, pour NICOLAS SARKOZY « Le mouvement associatif (…) a connu un essor sans précédent (…) il faut désormais aller plus vite et plus loin » a tout d’abord constaté le représentant de Nicolas Sarkozy. Les associations doivent ainsi trouver « une place plus significative » au sein du Conseil économique et social et des Conseils économiques et sociaux régionaux. Ce dialogue civil se renforcera aussi par la création, dans chaque administration centrale « d’un interlocuteur dédié aux associations investi d’une réelle autorité ». Dans la même optique, l’UMP propose que les employeurs associatifs siégent dans l’ensemble des instances paritaires. La France « n’est pas un pays forcément favorable en matière de financement des associations » a constaté Claude Malhuret en se déclarant favorable aux CPO. « Cette politique mainte fois affichée depuis plus de dix ans (…) doit devenir effective » a ajouté le représentant de Nicolas Sarkozy. Le financement privé à la vie associative sera renforcé au motif que « les financements publics sont limités et ne peuvent répondre à toutes les demandes ». A ce titre, des mesures de déduction fiscales devront être prise pour inciter le don des particuliers et des entreprises. En matière de bénévolat, la création d’un « livret d’épargne civique » devra permettre aux bénévoles d’accumuler des droits dans les domaines de la VAE et de la fiscalité. SEGOLENE ROYAL La candidate du PS « appelle de [ses] voeux une nouvelle République » dans laquelle une meilleure place sera faite aux associations. Tout en soulignant que « sans Etat fort les associations seront en difficulté », Ségolène Royal entend mettre en place « un nouvel équilibre » entre les pouvoirs publics et les associations qui passerait notamment par « un contrat de mandature ». Dans cette logique, « le CES et les CESR devront être saisis avant le Parlement » a-t-elle ajouté. En matière de financement de la vie associative, la candidate plaide pour « une généralisation nationale des CPO ». Ces conventions devront faire l’objet d’une évaluation réciproque par les élus politiques et par les représentants associatifs. En reconnaissant la valeur de l’économie sociale et solidaire, « un esprit d’entreprise exceptionnel », la candidate a évoqué son souhait de mettre en place « la suppression progressive de la taxe sur les salaires pour que vous ayez les moyens de fonctionner. » Ségolène Royal a également mis l’accent sur deux expériences menées dans la région Poitou-Charentes qu’elle préside : la VAE qui permet à un militant associatif d’accéder à une qualification et la prise en charge par la région de la gratuité de la formation pour les bénévoles. Enfin, la concrétisation d’un statut de l’association européenne fait partie des mesures envisagées. | |||
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