Si des conceptions différentes de la société vont s’exprimer de façon à éclairer le citoyen sur des choix importants pour notre avenir, demain le président ou la présidente devra réformer avec la société et pas contre elle ou malgré elle.
Si les partenaires sociaux font le dialogue social, les citoyens organisés par millions dans le monde associatif, tous secteurs et toutes tendances confondues, attendent des candidats une réelle prise en compte de leurs engagements quotidiens au service de projets d’intérêt général.
Consommation et cadre de vie, jeunesse, éducation, santé, action sociale, solidarité internationale, développement local, ruralité, tourisme, sport, culture, familles, droits de l’Homme, Justice, droits des femmes, vie étudiante, immigration, vivre ensemble… la réussite des réformes à venir tient à la capacité de gouverner avec cette société qui s’est donnée les moyens de répondre aux besoins sociaux et d’innover au plus prés des réalités de terrain.
Les françaises et les français n’attendent pas un homme ni une femme providentiel, ils ne croient plus dans les promesses ni les lendemains qui chantent. Si l’Etat ne peut pas tout et ne doit pas tout faire, le marché ne répondra jamais à tous les besoins et à tous les publics sans discrimination sociale, territoriale ou générationnelle. Une démocratie modernisée est une démocratie qui prend en compte la parole des citoyens et réflechie avec eux aux meilleures réponses à donner aux problèmes. L’Etat doit donner l’impulsion et trouver en face de lui une société civile organisée, il tranche en dernier ressort, il est le garant de l’intérêt général.
Mobilisation des énergies sociales, intervention économique non lucrative, développement des services à la personne, dynamisation des territoires, accompagnement des personnes en difficulté… le mouvement associatif a les moyens de relever bon nombre des défis de notre avenir commun. Sera-t-il entendu ? écouté ? reconnu ? Le mouvement associatif porte un certain nombre de politiques publiques et ses missions d’intérêt général ne font que croître, les responsables y croient encore mais pour combien de temps ? Ne recommençons pas les erreurs du passé et travaillons ensemble déclare Jacques HENRARD, président de la CPCA .