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Alors que le monde associatif jouit d’une confiance inégalée de la société à plus de 80%, que se créent plus de 70 000 nouvelles associations par an, que le bénévolat se renouvelle chaque année, la campagne de la CPCA a choisi de relever le paradoxe d’une société sans les associations. Un paradoxe qui n’est pas si impensable que cela si l’on mesure les étapes qu’il nous reste à franchir pour obtenir une réelle reconnaissance du mouvement associatif comme partenaire institutionnel de notre démocratie. La campagne avait pour but de faire parler de la vie associative, de toute la vie associative sans exception, partout en France de façon à révéler les enjeux sociétaux qu’elle porte aujourd’hui, de façon aussi à l’inscrire comme une thématique de la campagne électorale pour l’élection présidentielle. Cette mission a été remplie au-delà de nos espérances, portée il est vrai par un contexte de mobilisation politique exceptionnel. Plus de 7 événements nationaux et une trentaine de débats en régions ont concrétisé cette parole unie du mouvement associatif sur ses valeurs et ses propositions. Ainsi, nous avons pu établir une plate-forme nationale d’interpellation ce qui représente une étape historique pour le mouvement associatif français. Cette plate-forme a été rendue publique le 20 janvier 2007 lors d’un évènement national où plus de 800 représentants associatifs ont pu écouté les candidats à l’élection présidentielle présenter leur vision du rôle et de la place des associations dans notre société. Notre site Internet a également recensé les plates formes sectorielles et/ou thématiques des coordinations nationales et des fédérations associatives, si la diversité des interventions associatives est impressionnante, une lecture attentive fait apparaître un véritable programme de la société civile autour d’une méthode partagée : des mesures concrètes pour un véritable progrès social, une participation réelle des citoyens organisés dans une démocratie du dialogue. Qu’avons-nous obtenu pour la vie associative ?La plate forme du mouvement associatif s’inscrit dans une continuité de travaux interassociatif, du Conseil national de la vie associative aux travaux préparatoires des groupes de la Conférence de la vie associative. Cette cumulativité aboutit à des propositions sérieuses et souvent d’application immédiate. Nous les avons portées au plus haut niveau de la décision politique et nous continuerons à les soutenir dans les semaines qui viennent dans les rendez-vous programmés avec le gouvernement :
La campagne marque donc à la fois un tournant dans la capacité du mouvement associatif de se représenter comme un acteur social à part entière et un commencement dans ses relations avec les pouvoirs publics, avec l’Etat pour un véritable dialogue civil sur la politique associative, avec les Régions dans le cadre d’un protocole d’accord programmatique. La perspective est donc simple : répondons-nous aux attentes des citoyens pour une démocratie moderne et renouvelée ou continuons-nous à recourir aux associations comme un outil au service des politiques gouvernementales ? Pour notre part, nous ne reviendrons plus en arrière. Jacques Henrard, Président de la CPCA | |||
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